Qu’est-ce que l’équipe olympique des réfugiés?

Les Jeux Olympiques de Tokyo débuteront le 23 juillet 2021, suivis des Jeux Paralympiques le 24 août. A l’occasion de ces compétitions sportives internationales, les athlètes représentent leur pays de nationalité, ce qui n’est de fait pas possible pour les athlètes réfugiés. 

Pourquoi y a-t-il une équipe olympique des réfugiés?

En 2015, le Comité International Olympique (CIO) a annoncé la création de l’équipe olympique des réfugiés (EOR) pour les Jeux Olympiques de Rio 2016. Dix athlètes, originaires d'Éthiopie, du Soudan du Sud, de Syrie et de la République démocratique du Congo, ont concouru aux côtés de 11 000 autres sportifs, envoyant ainsi, selon le CIO, “un message d'espoir et d'intégration à des millions de réfugiés partout dans le monde et inspirant la planète par la force de leur courage”.

Le CIO a décidé de renouveler cette expérience pour les Jeux Olympiques de Tokyo, à l’époque prévus pour juillet 2020 (reportés à juillet 2021 en raison de la pandémie de Covid-19). Le CIO aide les athlètes à se préparer pour les qualifications et pour la compétition en leur accordant des bourses. Cette année, les athlètes de l’équipe olympique des réfugiés viennent de 21 pays d’accueil (c’est-à-dire le pays où ils résident actuellement), dont un athlète basé au Canada

Qui représentera l’équipe olympique et l’équipe paralympique des réfugiés aux Jeux de Rio 2021?

La composition de l’équipe olympique des réfugiés a été annoncée en juin 2021. L’équipe comprend 29 athlètes réfugié(e)s, représentant 12 disciplines. Six athlètes ont été également sélectionnés pour intégrer l’équipe paralympique des réfugiés

Durant la cérémonie d’ouverture, l’équipe défilera derrière le drapeau olympique, en deuxième position, juste après la Grèce. Pour toutes les apparitions officielles de l'équipe (y compris les éventuelles cérémonies de remise des médailles), le drapeau olympique sera hissé et l'hymne olympique joué.

L’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés travaille en partenariat avec le CIO pour permettre l’existence de l’équipe olympique et paralympique des réfugiés, soutenant ainsi l’idée que “le sport est un langage universel et un puissant outil de sensibilisation aux questions de déplacements des populations ou à l’apatridie, qui permet aussi de changer les perceptions et les attitudes”. 

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